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Le trafic automobile en Égypte est insensé. Il n’y a apparemment qu’une seule règle qui s’applique : s’engouffrer dans le moindre espace libre, même si cela engendre un blocage total du carrefour, y compris pour soi-même.
Les voitures, les minibus et les camions sont vieux et leurs gaz d’échappements enveloppent la ville d’un nuage gris. Le conducteurs klaxonnent de manière compulsive, davantage pour s’assurer qu’ils sont encore en vie, comme quelqu’un qui se pincerait, que pour éviter un accident. Les piétons marchent presque tous sur la route, le long du trottoir. C’est tout à fait compréhensible, étant donné le nombre d’obstacle qu’on trouve sur le trottoir : étalages de magasins, trous, véhicules en stationnement, arbres plantés au milieu, déchets de construction, poubelles… À chaque carrefour, le trottoir même, avec une hauteur allant parfois jusqu’à 30 cm, devient un obstacle pour les piétons.
Les piétons marchant sur la route et les automobilistes s’adaptant à cet état de fait, démontre que l’espace attribué au véhicules est disproportionné. Je me demande combien d’accidents ont lieu chaque jour en Égypte. Un médecin me dit qu’il y en a beaucoup, mais que l’issue est rarement fatale étant donné la lenteur de la circulation. Certes, mais tout de même…
Le Delta du Nil est l’une des régions les plus peuplée du monde. La densité de population moyenne y est de 2.300 habitants/km2, ceci sur 24.000 km2. Cet ordre de grandeur explique le trafic insensé. Je décide donc, dans la mesure où je ne me vois pas respirer tous ces gaz d’échappements et risquer un accident, de prendre le train pour atteindre Le Caire, situé à environ 200 kilomètres au sud d’Alexandrie. Sur mon chemin vers la gare, en plein embouteillage, un taxi accroche la remorque. Selon le conducteur, la collision est de ma faute, dans la mesure où Continue reading “Égypte #1 – Premiers jours en Égypte” →
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